Metropole : La nouvelle organisation du ramassage interroge. François Vasquez pointe les zones d’ombre.

Source : Midi Libre du 9 janvier 2016

Il n’y a pas que les poubelles qui débordent cette semaine dans les lotissements de Montpellier. C’est la foire aux questions chez de nombreux habitants, les opposants à l’usine Amétyst, les partisans de la politique Zéro déchet également. Le nouveau système de collecte des ordures ménagères (avec une diminution du nombre de ramassages hebdomadaires, lire le Midi Libre de jeudi) a déclenché le mécontentement.

« C’est marginal. Et l’emmerdement est maximal » François Vasquez

« C’est ça une nouvelle politique de collecte et de traitement des ordures ménagères ?, interroge amèrement François Vasquez, historique opposant à l’usine Amétyst et porte-parole de Cac zéro, un collectif d’associations citoyennes, sept en tout, promouvant la politique zéro déchets. Diminuer la collecte des bacs gris et jaunes, c’est surtout affaiblir le service public et prendre le risque de salir davantage l’espace public. Cette nouvelle organisation est supposée réduire le volume des poubelles grises. C’est de la poudre aux yeux, une simple opération de com’ voulant faire croire à plus d’écologie et à un plan d’économie de 2 M€ par an. C’est marginal. Et l’emmerdement est maximal »

Selon lui, l’économie pourrait être de 15 M€. Soit la redevance annuelle payée par les habitants pour l’usine Amétyst, qui « outre de produire du gaz, de l’électricité- en grande partie autoconsommée – et du mauvais compost, est une usine de tri. Les habitants payent pour ce service »

Outre Amétyst, François Vasquez, n’est pas plus tendre avec la poubelle jaune. « On nous dit : « Aujourd’hui, il faut trier davantage les plastiques, conserves, emballages, papiers pour les valoriser avec Demeter » Mais à Montpellier, cette chaine est saturée depuis dix ans (NDLR : capacité annuelle de traitement, 22000 tonnes ; matière déjà récupérée : 44000 t). Que va-t-on faire, dans les mois à venir, du surplus, en attendant l’agrandissement de Demeter annoncé à partir de 2018 ? L’envoyer à l’incinérateur ? L’enfouir ? Les élus ne nous donnent pas la réponse. Ils mettent la charrue avant les bœufs ».

Et de réclamer un débat public pour présenter les  solutions alternatives du projet Zéro déchet, développé par exemple à San Francisco Milan « Je vais formuler ma demande à Cyril Meunier, vice-président en charge du dossier à la Métropole, en lui adressant un courrier officiel, conclut François Vasquez . Avant d’aller prendre sa plume ?

CHRISTOPHE GAYRAUD

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