L’association

Historique de l’association

En juillet 2004, en plein été, les riverains de la ZAC Garosud sont alertés par une enquête publique sur la modification du PLU de la zone. Ils découvrent que cette modification a pour but d’installer une usine de méthanisation en pleine zone urbaine. Ils se constituent en association le 27 juillet 2004 avec 300 adhérents.

Trois jours plus tard, le 30 juillet, la Communauté d’Agglomération de Montpellier désigne la société belge OWS comme constructeur. A la suite du recours du Montpelliérain VALORGA, filiale d’URBASER, le marché est annulé puis immédiatement relancé. Les courriers aux autorités, Maire, Préfet, Etat, pour stopper le projet, resteront sans effet.

En 2005 a lieu l’enquête publique pour la construction de l’unité de méthanisation décidée par l’Agglomération et finalement confiée à VINCI. Les riverains lancent une double pétition et recueillent près de 8000 signatures. Les commissaires enquêteurs, faisant fi du principe de précaution, ne tiennent aucun compte des réserves exprimées et refusent un débat public.

L’usine est inaugurée début juillet 2008 et baptisée Amétyst, en tant que joyau de l’Agglomération ! Dès cette mise en route, les craintes des riverains sont confirmées par les faits. Les prescriptions de l’arrêté préfectoral, durcies par la mobilisation des riverains, n’empêchent pas l’apparition de nuisances majeures, odeurs récurrentes, vols de mouettes, prolifération de mouches.

Les riverains restent totalement mobilisés, manifestent lors des CLIS et déposent plaintes sur plaintes. En mars 2009, après 9 mois de mise en route, 1000 plaintes sont enregistrées directement à l’usine.

D’énormes travaux sont entrepris pour tenter d’éradiquer ces nuisances, faisant exploser le coût de l’installation de 54 M€ à près de 100 M€, hélas sans grand succès. Les incidents dits techniques se suivent. Le 10/9/2009 des remontées d’odeurs nocives d’effluents de l’usine entraînent l’évacuation d’une maison riveraine, son rachat par l’Agglo et la modification des égouts. Des pannes de portes sont courantes. Le 29/7/2009, c’est une pluie d’huiles essentielles de désodorisation qui s’abat sur les entreprises limitrophes.

Mais les malheurs d’Amétyst et de ses riverains ne sont pas terminés. Le 13 septembre 2010, un 11ème incendie détruit le hall de déshydratation des digestats, à la sortie des méthaniseurs. Le personnel de l’usine est évacué. Mais les riverains et notamment les entreprises limitrophes sont totalement ignorés des risques encourus.

Pendant 18 mois, Amétyst est en fonctionnement dégradé. Le peu de digestat produit est transformé en pseudo compost, impropre à toute utilisation agricole, et doit être envoyé en décharge. Là, à Castries, il continu de fermenter et de puer au grand dam des riverains. L’usine n’a servi que de quai de transfert.

La Cour des Comptes a brocardé le coût exorbitant de cette réalisation et ses dysfonctionnements scandaleux avec des PV dressés par l’inspection des installations classées. Quatre arrêtés préfectoraux modificatifs ont été nécessaires.

Les riverains ont poursuivi pendant toute cette période leur mobilisation contre cette scandaleuse usine. Ils veillent aujourd’hui à ce que la réception de cette construction ne soit pas actée tant que les objectifs du marché ne sont pas atteints. Ils doutent fort que ce soit un jour le cas et demandent son démantèlement.